asthme

«Je suis asthmatique depuis l’enfance. Je crains que mes crises ou les médicaments que je prends ne nuisent à mon bébé.»

Même s’il est vrai que l’asthme grave classe la grossesse dans la catégorie à risques élevés, les études montrent que ce risque peut disparaître presque complètement. Les asthmatiques qui sont suivies de près durant leur grossesse (par leur allergologue ou pneumologue et par leur obstétricien) peuvent, tout comme les autres femmes, mener à bien leur grossesse et mettre au monde des enfants en bonne santé. Traité, l’asthme n’a qu’un effet minime sur la grossesse, mais la grossesse a souvent, quant à elle, un effet considérable sur l’asthme. Chez un tiers des asthmatiques, l’effet est positif et leur état s’améliore. Un autre tiers des asthmatiques enceintes voient leur état demeurer stable. Les dernières (d’ordinaire les femmes les plus atteintes) voient leur condition s’aggraver, en général après le 4e mois.

Quelle que soit la gravité de votre état, vous vous sentirez mieux — et votre bébé aussi — si vous avez commencé à soigner votre asthme avant d’être enceinte ou, tout au moins, au début de votre grossesse. Les conseils qui suivent vous seront également utiles:

– Si vous fumez, arrêtez immédiatement.

– Identifiez les facteurs qui peuvent déclencher une crise. Les plus fréquents sont le pollen, les poils d’animaux (peut-être devrez-vous confier votre animal domestique à un ami), la poussière et les moisissures. La fumée de tabac, les produits d’entretien et les parfums peuvent également provoquer une réaction; il vaudrait donc mieux vous tenir à l’écart de ces irritants. Si vous aviez commencé un traitement d’immunothérapie avant votre grossesse (séries de piqûres), vous pourrez probablement le poursuivre. Si c’est nécessaire, on pourra même entamer un tel traitement pendant votre grossesse. Des crises peuvent également survenir à la suite de vos exercices ; vous pourrez les prévenir en prenant les médicaments que votre médecin vous aura prescrits à cet effet.

– Essayez d’éviter les rhumes, les grippes et autres infections respiratoires. Votre médecin pourra vous prescrire certains médicaments pour éviter une crise d’asthme au début d’un léger rhume et voudra probablement traiter les infections respiratoires avec des antibiotiques, à moins qu’elles ne soient vraiment mineures. Vous pouvez aussi vous faire vacciner contre la grippe et les infections à pneumocoques.

– Si vous avez une crise d’asthme, traitez-la sans délai au moyen de médicaments prescrits, pour éviter que le fœtus ne manque d’oxygène. Si le traitement reste sans effet, rendez-vous aux urgences ou appelez immédiatement votre médecin.

– Ne prenez que les médicaments prescrits par votre médecin durant la grossesse, et suivez l’ordonnance qui se rapporte précisément à la grossesse. Si vos symptômes sont bénins, il est possible que vous n’ayez pas besoin de médication. S’ils sont moyens ou graves, il existe plusieurs types de médicaments, que l’on inhale ou que l’on ingère, considérés comme peu dangereux pour le bébé. Les dangers que représentent ces médicaments sont minimes en comparaison du fait qu’ils évitent l’hypoxie fœtale (manque d’oxygène). De plus, quelques-uns de ces médicaments semblent réduire les dangers de toxémie.

– Réduisez les autres facteurs de risque de la grossesse. Comme ces risques sont cumulatifs, vous devriez vous efforcer de les éliminer ou de les réduire le plus possible.

– L’essoufflement normal qui afflige la majorité des femmes en fin de grossesse peut paraître alarmant aux futures mères asthmatiques, mais il n’est pas dangereux. Au cours du dernier trimestre, tandis que la respiration se fait plus laborieuse en raison de la pression exercée par l’utérus distendu sur le diaphragme, les asthmatiques enceintes peuvent remarquer une aggravation de leurs crises. Un traitement adéquat est tout particulièrement important durant ces crises.

La tendance aux allergies et à l’asthme est héréditaire. Il serait sage que les asthmatiques nourrissent leur nouveau-né exclusivement au sein, pendant au moins six mois; cela repousse le moment où les bébés sont exposés à des aliments éventuellement allergènes et retarde par conséquent l’apparition de la sensibilisation allergique chez leur enfant; peut-être même, réduit-on le risque qu’ils ne deviennent eux-mêmes allergiques à long terme.

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