Câlineries et besoin de sécurité

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Un enfant qui marche n’a plus à être porté autant qu’un bébé mais, par moments, il vous fera comprendre qu’il aimerait qu’on s’occupe de lui comme lorsqu’il était petit. Si vous ne vous en rendez pas compte, il se mettra probablement à pleurer. Il ressent ce besoin quand il est fatigué, quand il perce une dent, quand il va tomber malade, quand il a peur ou quand il s’est ennuyé en votre absence. N’hésitez pas à lui apporter une preuve tangible de sollicitude. Lorsqu’il sera rassuré et « rassasié », il vous le fera comprendre en s’esquivant.

Nous autres, adultes, ne nous affranchissons jamais du besoin de marques extérieures d’affection. Sachons le reconnaître quand il se manifeste chez nos enfants ; ne nous en moquons pas et donnons-leur satisfaction. Mon fils qui a onze ans et demi aime encore se faire câliner de temps à autre, s’il est exténué, s’il s’est fait gronder en classe, s’il craint que je parte ou tout simplement si, selon son expression « le monde tourne à l’envers ». Un enfant de trois ans peut éprouver le désir de venir s’asseoir sur vos genoux, même pendant le repas, surtout si vous avez des invités et qu’il se sente observé. Ne le tournez pas en dérision et, si c’est faisable, prenez-le sur vos genoux. Il n’y a aucun mal à cela: ce contact lui rendra confiance et lui permettra de s’accommoder, à sa façon, d’une situation nouvelle pour lui. A mon avis, on ne devrait jamais coucher un enfant sans lui donner la caresse qu’il attend: elle lui prouve qu’il compte à vos yeux et il s’endort tranquillisé. A chaque fois que votre petit s’est fait mal, qu’il a un souci, qu’il est inquiet ou effrayé, soyez là pour le serrer contre vous avec un mot gentil; mais n’en faites pas plus qu’il n’en faut et ne l’accablez pas de baisers si son attitude démontre qu’il n’en a pas envie.

Il y a des exceptions: certains enfants n’aiment pas qu’on les dorlote. Ils le montrent dès leur plus jeune âge en se raidissant et en hurlant sitôt qu’on les touche. C’est troublant pour un père ou une mère car cela ressemble beaucoup à une attitude de refus. Ces bébés-là deviennent des enfants qui fuient les contacts physiques et qui tournent la tête lorsqu’on se penche pour les embrasser. Ils ne font eux-mêmes aucune avance et sont, en réalité, des enfants qui éprouvent des difficultés à montrer ouvertement qu’ils aiment leurs proches. Il se peut qu’ils n’apprennent jamais à accepter les démonstrations physiques et que celles-ci ne leur procurent aucune satisfaction. Si votre enfant manifeste de telles dispositions, n’aggravez pas la situation en cherchant à le cajoler. Dites-vous qu’il se défie de lui-même et considérez avec égards son manque de confiance en soi. Attendez qu’il vienne à vous de lui-même et ne lui prodiguez vos caresses que lorsque, par ses actes, il vous les demande.

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