Ce que vous avez envie de savoir sur le diagnostic

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Garçon ou fille ? Bébé aura-t-il les cheveux blonds de sa grand-mère, les yeux verts de son grand-père ? Aura-t-il la voix de son père ? Sera-t-il doué pour les chiffres comme sa mère 7 ? Quand on parle de grossesse, les questions surgissent, beaucoup plus nombreuses que les réponses et donnent lieu pendant neuf mois à des débats animés.

Il est pourtant une question que les parents ne prennent pas à la légère. C’est même une question qu’ils n’hésitent pas à poser : « Mon enfant sera-t-il normal ? » Jusqu’à tout récemment, cette question ne trouvait de réponse qu’au moment de la naissance. Désormais, on peut répondre à certaines questions à partir de 6 semaines suivant la conception, par le biais du diagnostic prénatal. Il faut noter l’intérêt majeur de l’échographie du 5e mois pratiquée par un spécialiste qui dépiste 90 à 95 % des malformations.

À cause des risques qu’il peut faire encourir, le diagnostic prénatal ne doit pas être systématique. La plupart des parents se contenteront d’attendre avec I ’heureuse assurance de mettre au monde un bébé normal. Mais pour ceux dont l’âge. La santé ou les antécédents familiaux font pencher la balance et montrent qu’ils courent plus de risques que la moyenne d’avoir un enfant anormal, les avantages du diagnostic prénatal valent bien le risque qu’il présuppose. Dans plus de 95 % des cas, le diagnostic prénatal ne révèle aucune anormalité apparente. Dans les autres cas, la découverte dune anomalie chez l’enfant à naître n’apporte aucun réconfort. De concert avec le spécialiste génétique, l’information peut servir à prendre des décisions vitales à propos de la grossesse en cours et celles à venir. Les choix qui s’offrent aux parents incluent :

L’avortement thérapeutique. Quand les tests de dépistage laissent présager une anomalie fatale ou très débilitante, et que le généticien ou un nouveau test confirme le diagnostic, bien des parents choisissent de mettre fin à la grossesse. Après consultation, la plupart des couples font une nouvelle tentative, avec l’espoir que les résultats et l’issue de la grossesse seront, cette fois-ci, positifs. Sachez que l’on peut pratiquer un avortement thérapeutique jusqu’à la 26e semaine de grossesse.

La poursuite de la grossesse. Pour certains parents, la question de l’avortement thérapeutique ne se pose pas, quelle que soit la gravité du handicap qui affectera l’enfant à naître. En supposant qu’ils ne peuvent compter sur le traitement prénatal du fœtus, le diagnostic prénatal leur permettra de se préparer psychologiquement et pratiquement à la naissance d’un enfant aux besoins particuliers.

Le traitement prénatal du bébé. Ce choix ne s’offre aux parents que dans un nombre de cas restreint, même si, dans l’avenir, on peut s’attendre à le rencontrer de plus en plus fréquemment. Le traitement peut consister en une transfusion sanguine (en cas d’incompatibilité du facteur Rh), en une opération chirurgicale (pour drainer une vessie obstruée, par exemple), ou en l’administration de médicaments (comme des stéroïdes pour accélérer le développement des poumons de l’enfant à naître). Voici les méthodes de diagnostic prénatal les plus couramment utilisées. Sachez que tous les examens détaillés ci-après, quand ils sont prescrits par le médecin, sont pris en charge par la Sécurité sociale après accord préalable de votre caisse de remboursement.

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