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«Mon médecin vient de m’apprendre qu’il me faudra subir une césarienne. Quels sont les risques de l’opération ?»

Aujourd’hui, les césariennes sont pratiquement aussi sûres pour les mères que les naissances par voies naturelles, et pour les accouchements difficiles ou les cas de détresse fœtale, elles constituent l’option évidente pour le bébé. Même si, techniquement, on la considère comme un acte chirurgical véritable, la césarienne comporte des risques relativement mineurs entre des mains expertes.

Renseignez-vous le mieux possible au sujet de la césarienne, auprès de votre médecin, dans vos cours prénatals et en lisant: cela vous aidera à vous préparer et à dissiper vos craintes.

« Mon médecin pense que j’aurai probablement besoin d’une césarienne. J’ai peur pour mon bébé. »

Il y a de fortes chances qu’en accouchant par césarienne, la sécurité de votre bébé soit au moins aussi grande, si ce n’est plus, que si vous aviez accouché par voies naturelles. Chaque année, on extrait du ventre de leur mère des milliers de bébés solides et en bonne santé alors qu’ils n’auraient pas eu la possibilité de survivre au voyage périlleux à travers la filière génitale (ou qu’ils en auraient réchappé handicapés). Même si on a prétendu que les césariennes pouvaient représenter un certain danger pour les bébés, il n’en existe aucune preuve tangible. Certes, la proportion des bébés qui ont des problèmes médicaux après la naissance est plus grande, mais en raison de la cause de l’opération et non pas de l’opération elle-même. Plusieurs de ces nouveau-nés n’auraient pas survécu du tout à un accouchement naturel.

Dans presque tous les cas, les bébés nés par césarienne sont semblables à ceux nés par voies naturelles: ils ont même une meilleure apparence et de jolies têtes rondes, n’ayant pas à se frayer un chemin à travers l’étroit passage du bassin.

Les indices Apgar (échelle d’évaluation utilisée pour contrôler l’état du nouveau-né I minute, puis 5 minutes après la naissance) sont similaires pour les deux méthodes d’accouchement. Les bébés nés par césarienne ont le léger désavantage de ne pas se débarrasser de l’excès de mucus dans leurs voies respiratoires pendant l’accouchement, mais on y remédie en l’aspirant après la naissance. Il est extrêmement rare qu’un bébé ait à souffrir des conséquences d’une césarienne.

Le genre de dommages que pourrait subir un bébé né d’une césarienne serait d’ordre psychologique, non pas dû à l’accouchement lui-même, mais à l’attitude de sa mère. Une femme qui a subi une césarienne éprouve parfois, inconsciemment, du ressentiment envers le bébé qui l’a privée de son heure de gloire et a insulté en quelque sorte son corps. Grâce à la généralisation de la péridurale, le problème ne se pose plus guère, la mère étant consciente.

Mais vous pouvez souvent éviter les attitudes négatives dès le début, en reconnaissant que la méthode utilisée pour mettre le bébé au monde n’est pas le reflet d’un désaccord entre mère et enfant. Si vous le désirez, bien avant que ne commence le travail, faites savoir à votre médecin que dans le cas d’une césarienne vous aimeriez voir le bébé sur la table d’opération, ou si c’est impossible, dans la salle de réveil. Si vous attendez le dernier moment pour exprimer votre désir, il se peut que vous n’ayez pas la force ou la possibilité de le faire.

Si, malgré vos bonnes intentions, il s’avère que vous êtes trop faible pour engager une relation maman-bébé (et cela arrive couramment, que l’accouchement ait eu lieu par voies naturelles ou par césarienne) ou si votre bébé requiert une série d’examens ou de soins dans l’unité de soins néonatals intensifs pour quelque temps, ne vous inquiétez pas. Rien ne prouve, malgré l’enthousiasme que cette idée a suscité, que la création de liens doive se faire immédiatement après la naissance. Elle peut également avoir lieu des semaines, voire des mois plus tard.

« Je souhaite accoucher par voies naturelles, mais j’ai l’impression que ces temps-ci tout le monde accouche par césarienne. Je n’aimerais pas que cela m’arrive. »

Ce n’est pas tout à fait « tout le monde » qui accouche par césarienne de nos jours, mais, c’est exact, beaucoup plus de femmes qu’auparavant. Actuellement le taux de césariennes est d’au moins 10 %, et si la grossesse se situe dans la catégorie à haut risque, il atteint 14 à 20 %. Pourquoi un tel pourcentage ? Certains pointent un doigt accusateur en direction de la communauté médicale.

Mais le nombre important de césariennes ne provient pas de mauvais médecins, mais au contraire de l’amélioration de la médecine : les césariennes sauvent la vie à des bébés qui ne peuvent naître sans danger par voies naturelles. La plupart des médecins ont recours à la césarienne, non pas par commodité ou par incompétence, mais parce qu’ils pensent qu’en une circonstance donnée cette opération est la meilleure et la seule qui puisse protéger le bébé qu’ils sont sur le point de mettre au monde. L’importante diminution de la mortalité néonatale, parallèle à l’augmentation du nombre des césariennes, montre qu’ils ont certainement raison.

Certains changements dans la pratique de l’obstétrique ont également contribué à augmenter le nombre des césariennes. En premier lieu, les accouchements par forceps sont moins fréquents qu’auparavant. Deuxièmement, les accouchements par césarienne sont devenus extrêmement rapides et sûrs, et dans la plupart des cas les mères peuvent, grâce à la péridurale, être conscientes pour voir naître leur bébé. Troisièmement, le monitorage fœtal et une variété d’examens du fœtus indiquent si le bébé court un danger et s’il a besoin d’être extrait rapidement. De plus, grâce â une meilleure information et une meilleure approche de leurs problèmes, un nombre grandissant de femmes â risques peuvent désormais mener à terme leur grossesse, souvent grâce à un accouchement chirurgical.

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  • Césarienne I | Guide de Nourrison