Comprendre les petits écarts

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Il n’est pas de bébé qui se conduise mal de façon délibérée comme peuvent arriver à le croire des parents rompus de fatigue. Un bébé qui pleure constamment, qui se montre coléreux et maussade est souvent fatigué, affamé, malade ou c’est un bébé qui a peur de vous voir partir et peur de voir arriver des étrangers. Ce n’est pas sa faute et on ne peut pas l’en blâmer. Quant à vous, si vous avez épuisé toutes les possibilités pour prévenir et éliminer ce qui cause les ennuis de votre enfant, vous n’avez rien à vous reprocher non plus.

Vers l’âge d’un an, un enfant compense par une colère une blessure d’amour-propre. Il a peut-être du caractère et c’est au moment où il prend conscience de son individualité qu’il commence à le révéler. Il va extérioriser sa volonté et n’acceptera pas que vous exerciez un contrôle absolu sur lui. Il va commencer à vous opposer des défis et à s’affirmer nettement. S’il repousse l’assiette que vous lui aurez préparée, laissez-le manger ce qui lui plaît, comme cela lui plaît. De même, s’il préfère certains vêtements à d’autres, ne le contrariez pas. Si vous ne lui accordez pas quelque liberté à cette époque de sa vie, il se rebellera.

Un enfant peut aussi éprouver des sentiments de frustration parce que ses capacités ne lui permettent pas de réaliser tout ce qu’il voudrait faire de lui-même : ses forces physiques étant limitées, il ne peut agir sur son environnement à son gré. Il en résulte obligatoirement des larmes et de grosses colères. Ne vous laissez pas impressionner, car tous les enfants se conduisent ainsi un jour ou l’autre, mais aidez-le. Sans votre assistance, il gaspillerait son énergie à vouloir faire quelque chose qui le dépasse, et des échecs répétés finiraient par le démoraliser. Surtout ne le bousculez pas, ne faites pas pression sur lui car il s’entêterait plus encore. Agissez avec tact, gaieté et, s’il le faut, de façon un peu détournée. Si vous parvenez à donner à votre enfant le sentiment d’agir selon ses idées, vous verrez qu’il se ralliera souvent à votre point de vue. Si, par exemple, il éparpille ses jouets, ne lui dites pas : « Vas-tu t’arrêter ? », obtenez plutôt qu’il les range en ayant l’impression de jouer. Dites : « Je parie que tu iras plus vite à les remettre dans ton coffre que moi à ranger ma vaisselle ! ».

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