Contraception postnatale

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Les contraceptifs oraux. La pilule est le moyen de contraception le plus efficace (99 %) et le plus employé en France. Bien qu’elle ait des effets secondaires déplaisants pour certaines femmes, elle est commode (si on n’oublie pas de la prendre selon la prescription) et ne dérange pas les relations sexuelles. Pendant les six premières semaines de l’allaitement, on prescrit une pilule uniquement progestative (micropilule), qui ne nuit pas à la production du lait.

Le diaphragme. Il est très important qu’il soit réajusté après l’accouchement parce que la taille et la forme de votre col peuvent avoir changé. Néanmoins, il ne peut pas être utilisé pendant plusieurs semaines après l’accouchement (le temps que le vagin retrouve sa taille normale). Son désavantage est qu’il doit être introduit avant chaque relation et qu’on doit le porter pendant 4 ou 6 heures après. Sachez que la protection qu’il confère est loin d’être totale.

Son taux d’échec est élevé (12,5 %), car il est fréquemment mal utilisé. Employé avec des crèmes spermicides et selon les recommandations, son efficacité atteint 97%.

Le stérilet. Le principal avantage du stérilet est que, une fois installé, vous pouvez le laisser en place pendant au moins 2 ans, bien que vous deviez en vérifier le fil de temps en temps. Le stérilet n’affecte ni la production de lait ni l’allaitement. Il existe quelques contre-indications. Renseignez-vous auprès de votre médecin. Son efficacité est de 98 à 99 %.

Contraception locale chimique (crème spermicide ou éponge). Comme le diaphragme, l’éponge ou les crèmes spermicides sont des méthodes contraceptives de barrière ; elles inhibent les spermatozoïdes. Il est conseillé d’associer les crèmes spermicides avec d’autres contraceptifs (préservatifs, diaphragme…). Utilisés correctement, l’efficacité des spermicides est de 95 à 96 %.

Les préservatifs. Ils sont efficaces si on les utilise consciencieusement (93 % d’efficacité). Le préservatif est absolument sans danger pour la santé. On peut accroître son efficacité en employant un spermicide en crème ou en gel. Il a l’avantage de ne pas nécessiter de prescription médicale (mais il n’est pas remboursé), d’être facile à obtenir et à transporter. Il ne dérange en rien l’allaitement maternel. Certaines personnes pensent qu’il entrave la spontanéité parce qu’il doit être placé avant la pénétration (et non avant l’érection). D’autres prétendent qu’il réduit la sensibilité. Il faut faire attention, en le revêtant, de laisser un espace dans le bout comme réservoir pour le sperme (si le préservatif n’en a pas un). Le pénis doit être retiré avant que l’érection ne s’estompe totalement et pendant que le préservatif est toujours en place. Lorsque le vagin est sec après la grossesse, les préservatifs lubrifiés ou une crème lubrifiante faciliteront la pénétration.

La courbe de température. Cette approche se base sur la connaissance exacte du moment de votre ovulation, et sur l’abstinence pendant cette période ; mais la technique est impossible à suivre pendant que vous allaitez. C’est la moins efficace des méthodes contraceptives. Bien qu’elle soit fondée sur la prise quotidienne des températures basales et sur des échantillons du mucus vaginal, elle représente un taux d’échec de 24 %. À part le risque de grossesse, elle ne représente aucun danger, et elle a l’avantage d’être moralement acceptable pour certains groupes religieux.

La stérilisation par chirurgie. La ligature des trompes et la vasectomie doivent être considérées comme des options permanentes, bien qu’occasionnellement on puisse les révoquer. Elles sont aussi de plus en plus sûres et pratiquement infaillibles, même si de temps en temps un échec survient. La stérilisation est un choix fréquent chez les couples qui trouvent que leur famille est complète. Néanmoins, les médecins demanderont que le couple y réfléchisse longuement : nul n’est à l’abri d’un accident (perte d’un enfant, divorce, remariage…). Êtes-vous sûrs de ne jamais vouloir un autre enfant ?

La science médicale n’a pas encore développé une méthode contraceptive qui soit totalement efficace et sûre. Il existe donc toujours un risque de grossesse, même si vous avez recours à une contraception, et plus encore si vous n’en avez aucune. Malheureusement, le premier signe de grossesse que vous pourriez observer (l’arrêt des menstruations) ne sera pas apparent si vous allaitez. Mais à cause des changements hormonaux (la production d’hormones n’est pas la même pendant l’allaitement que pendant la grossesse), votre production de lait diminuera de façon évidente dès que la nouvelle grossesse sera établie. Il est possible, de plus, que vous ayez quelques-uns ou tous les autres signes d’une grossesse. Bien sûr, si vous pensez être enceinte, voyez votre médecin dès que possible. Mais il est impossible de réussir à nourrir un bébé au sein en même temps qu’un fœtus en développement ; il est donc très déconseillé de continuer l’allaitement si vous êtes de nouveau enceinte.

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