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«J’ai tout ce que j’ai toujours désiré: un mari merveilleux, un bébé magnifique. Pourtant, je suis déprimée. Pourquoi ?»

Pourquoi près de la moitié des nouvelles mamans sont-elles si tristes alors qu’elles vivent un des moments les plus heureux de leur vie ? C’est le paradoxe de la dépression postnatale (d’intensité très variable, du « baby blues » à la profonde dépression) sur lequel les experts se penchent encore afin de trouver des explications ou des solutions précises.

On accuse très souvent les hormones d’être responsables des changements d’humeur chez la femme; et peut-être en sont-elles effectivement la cause. Le taux d’œstrogènes et de progestérone baisse brusquement après l’accouchement et peut produire une dépression, au même titre que les fluctuations hormonales précédant les menstruations. La sensibilité aux fluctuations hormonales varie d’une femme à l’autre; et cela explique, du moins en partie, la raison pour laquelle seulement 50 % des femmes souffrent de dépression postnatale alors que toutes subissent un changement similaire sur le plan hormonal.

Mais il existe une foule d’autres facteurs qui contribuent probablement à la dépression postnatale. Ce phénomène qui survient fréquemment vers le 3e jour après l’accouchement peut cependant apparaître à n’importe quel moment au cours de la première année ; de plus, on constate qu’il afflige plus souvent les mères qui accouchent pour la deuxième fois que les primipares. Voici quelques-uns des facteurs pouvant contribuer à cette déprime:

Le passage de la scène aux coulisses. Votre bébé est maintenant devenu la vedette. Les visiteurs se précipitent pour se pencher sur le berceau plutôt que pour s’informer de votre santé. Ce changement de statut se poursuivra à la maison; la princesse enceinte se transformera en Cendrillon.

L’hospitalisation. Vous avez hâte de rentrer chez vous et de commencer à pouponner, et peut-être êtes-vous frustrée par l’absence de décisions propres due à votre séjour à la maternité; vous avez sans doute l’impression d’être dépossédée de votre vie et de votre bébé.

Le retour à domicile. Il est fréquent de se sentir débordée par les responsabilités qui vous attendent chez vous (surtout si vous avez d’autres enfants et ne bénéficiez d’aucun soutien).

L’épuisement. La fatigue occasionnée par un travail difficile et le manque de sommeil à la maternité, à laquelle s’ajoute la rigueur qu’exigent les soins du nouveau-né, entraîne souvent un sentiment d’incompétence face aux exigences de la maternité.

Un sentiment de déception face à votre bébé. Peut-être êtes-vous déçue par ce petit être rouge et enflé qui réagit si peu! Votre enfant ne ressemble pas vraiment au bébé souriant que vous aviez imaginé, la culpabilité vis-à-vis de vos sentiments contribue à la dépression.

Un sentiment de déception face à l’accouchement et à vous-même. Si vous aviez prévu de vivre l’accouchement idéal et qu’il vous semble ne pas avoir atteint vos objectifs, il est possible que vous éprouviez un sentiment d’échec; mais ce sentiment n’est pas fondé.

Un sentiment de vide. Le grand événement pour lequel vous vous êtes tant préparée et que vous avez tant attendu est passé. La naissance vous a peut-être laissé un sentiment de vide.

Un sentiment d’inefficacité. Une mère novice se demande parfois:

«Pourquoi ai-je fait un bébé alors que je suis incapable de bien m’en occuper ?»

Vous enterrez une partie de votre vie. À la naissance de votre bébé, la personne insouciante que vous étiez disparaît. Peut-être devez-vous également modifier votre mode de vie.

Insatisfaction face à votre silhouette. Pendant plusieurs mois, vous étiez grosse mais vous étiez enceinte ; maintenant, vous n’avez plus que de l’embonpoint. Vous ne pouvez plus supporter vos vêtements de maternité, mais les autres ne vous vont pas encore.

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  • Déprime | Guide de Nourrison