Douleurs de l’accouchement

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«Au fur et à mesure que le terme de ma grossesse approche, je me demande si je serai capable de supporter les douleurs de l’accouchement.»

Même si toutes les femmes enceintes attendent impatiemment la naissance de leur enfant, très peu d’entre elles ont hâte de vivre le travail et I accouchement qui la conditionnent. Pour celles qui n’ont jamais fait l’expérience d’une douleur importante, la peur de l’inconnu est particulièrement grande — et bien naturelle. Cela s’explique, malheureusement, par les histoires abominables racontées par les femmes de leur entourage dont elles redoutent de suivre les pas jusqu’en salle d’accouchement. Il n’y a pas de raison de redouter la douleur, qui peut s’avérer pire que ce que vous attendiez — ou moindre, en fin de compte. Mais il y a beaucoup de choses à savoir pour s’y préparer. Pour celles qui croyaient que l’accouchement serait un moment incomparable, enivrant et profondément satisfaisant, la déception risque d’être aussi douloureuse que le travail lui-même. Et parce qu’elles ne s’attendaient pas à cette douleur, elles auront du mal à y faire face.

En général, les femmes qui s’attendent aux pires douleurs, aussi bien que celles qui s’attendent à très peu souffrir, finissent par avoir peur, combattent les contractions et vivent finalement moins bien le travail et l’accouchement que d’autres femmes plus réalistes dans leurs attentes et préparées à toutes les éventualités.

Si vous préparez à la fois votre corps et votre esprit, vous serez capable de contrôler dès maintenant votre anxiété, et le moment venu, le travail sera plus supportable.

Informez-vous. L’ignorance du processus d’accouchement est une des raisons pour lesquelles les femmes des générations précédentes trouvaient le travail aussi difficile.

Faites de l’exercice. On ne peut pas courir un marathon sans s’entraîner. Vous ne devriez pas non plus espérer accoucher (ce qui équivaut à courir un 10 000 mètres) sans entraînement. Faites régulièrement les exercices de respiration et de musculation que votre médecin ou votre instructeur de cours de préparation à l’accouchement vous recommandent.

Envisagez la douleur. Quelle que soit leur intensité, les douleurs de l’accouchement ont deux caractéristiques positives. Premièrement elles sont limitées dans le temps, même s’il vous semble pendant le travail qu’elles n’en finiront jamais. Pour un premier bébé, la moyenne de travail se situe entre 8 et 12 heures — période durant laquelle seules quelques heures sont réellement douloureuses (il est rare qu’un médecin permette que le travail se poursuive au-delà de 24 heures). Deuxièmement, ces douleurs ont une fonction primordiale: les contractions effacent et ouvrent le col de l’utérus, chaque contraction vous rapprochant ainsi de la naissance de votre bébé. Cependant, ne culpabilisez pas si ce raisonnement vous fait défaut pendant l’étape particulièrement difficile du travail et si la seule chose qui vous intéresse, c’est d’en finir. Une faible tolérance à la douleur n’a pas de signification quant à la qualité de votre amour maternel.

N’ayez pas pour objectif de tout assumer seule. Même si vous n’avez pas envie de tenir la main de votre compagnon pendant l’accouchement, ce sera un réconfort de le savoir présent (lui ou quelqu’un de très proche) pour vous éponger le front, vous vaporiser avec de l’eau minérale, soutenir votre moral ou entendre vos injures.

Renseignez-vous sur l’analgésie péridurale. Demander une péridurale n’est ni signe de faiblesse ni signe de démission. Souvenez-vous que rien ne vous oblige à être martyre pour être mère.

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