Inquiétudes sur la santé du bébé

stk85113cor_4x3

«J’ai toujours peur que mon bébé ne soit pas normal.»

Il n’existe probablement aucune future mère (ou père) qui n’ait été hantée par cette peur. Certains couples remettent même au dernier moment l’achat de vêtements et d’ameublement ou le choix d’un prénom pour le bébé, tant qu’ils n’ont pas compté les orteils et les doigts, qu’on n’a pas calculé le score d’Apgar ou que le médecin ne les a pas félicités d’avoir eu un bébé en bonne santé.

Sachez que les chances d’avoir un bébé complètement normal n’ont jamais été aussi grandes qu’aujourd’hui. De plus, le taux de mortalité périnatale est le plus bas de l’histoire : 6/1000 en France. La plupart de ces décès périnatals surviennent chez les nouveau-nés de femmes indigentes, vivant dans les quartiers pauvres ou dans des secteurs ruraux économiquement faibles, qui ont reçu des soins médicaux tardifs ou pas du tout et qui souffrent de malnutrition. Le reste de ces décès se produisent généralement chez les bébés de femmes à hauts risques: celles qui ont une hérédité de maladies génétiques ; une maladie chronique qu’on ne peut soigner ; qui boivent beaucoup, fument ou se droguent; ou qui vivent une grossesse multiple.

Cependant une étroite surveillance médicale et des soins attentifs avant la naissance ont récemment augmenté de manière significative les chances, pour ces femmes « à risques », d’avoir un bébé en bonne santé. Certains experts avaient prévu que le taux de mortalité infantile diminuant — grâce aux progrès de la médecine qui sauveraient de la mort un nombre grandissant de bébés venus au monde avec des malformations congénitales —, la moyenne des enfants handicapés augmenterait. Ce n’est pas arrivé et le pourcentage des malformations congénitales accuse au contraire une diminution. Et, encore une fois, ces malformations sont plus susceptibles de se produire chez les enfants issus de mères à risques. Enfin, même si le bébé naît avec une malformation congénitale, il ne restera pas nécessairement handicapé à vie. La plupart des malformations mineures et certaines malformations majeures peuvent maintenant être corrigées. Si elles sont diagnostiquées in utero, il est possible parfois les guérir grâce a la chirurgie ou à certains traitements. Les malformations cardiaques et certaines autres anomalies internes peuvent être corrigées peu après la naissance ; les fentes palatines ou les anomalies des os ou des membres peuvent être rectifiées par la chirurgie. Les enfants souffrant de retard intellectuel peuvent faire des progrès remarquables grâce à une prise en charge précoce.

Alors, lorsque les appréhensions vous assaillent, dites-vous bien que votre bébé n’aurait pas pu choisir de meilleur moment pour venir au monde (et grandir) en bonne santé.

Commentaires

Commentaires

Time executed 0 seconds
  • Inquiétudes sur la santé du bébé | Guide de Nourrison