La grammaire

Parents Reading to Laughing Boy

Votre enfant aborde des aspects plus difficiles de la grammaire. Continuez comme auparavant en répétant sa phrase boiteuse sous une forme grammaticalement juste. Ensuite, passez aux tournures plus savantes en introduisant des expressions nouvelles.

La forme négative
Certains enfants conservent parfois, au-delà de la dixième année, l’habitude inélégante de tronquer des locutions ne… pas, ne… que, et disent : « J’aime pas ça » ou « Il viendra qu’à onze heures ». La faute en revient à leurs premiers éducateurs. Corrigez doucement mais opiniâtrement l’emploi défectueux de la forme négative.

La forme interrogative
Elle est aussi bafouée que la forme négative. Le moindre mal consiste à prononcer une phrase affirmative d’un ton interrogateur. « Tu viens ? ». Certaines tournures empreintes d’un caractère nettement enfantin sont presque tolérables : « Qui est-ce qui joue avec moi ? », car elles ne persistent guère. Par contre, d’autres ont la vie dure : « C’est quand qu’on ira se promener ? », « Quoi qu’il y a là-dedans ? ». Si vous désirez que l’on apprécie la culture de votre enfant (le mot n’est pas exagéré), cultivez-le ! Mettez votre patience à contribution et répondez : « Quand irons-nous nous promener ? Dès que tu auras fini de goûter ! ».

Les adjectifs
L’utilisation des contraires, l’emploi de la méthode expérimentale et le désir d’instruire votre enfant en l’amusant vous permettent de lui présenter beaucoup de choses passionnantes. S’il vous dit, en vous montrant un caillou : « Grosse pierre », trouvez-en un plus petit et tendez-le-lui en répondant : « Petite pierre ». Vous lui montrez de la sorte les rapports existant entre deux choses de même nature. De là vous passez à large et étroit, mince et épais, lourd et léger, etc.

Les adjectifs possessifs
Votre enfant vous dit : « Ça c’est manteau Bertrand et ça c’est manteau maman ». Reprenez sans vous lasser : « Bertrand voici ton manteau et voilà celui de maman ».

Les pronoms possessifs
Ils vous donneront sans doute plus de mal que les adjectifs possessifs mais vous en viendrez à bout, l’un et l’autre. « Ce manteau est petit : c’est le tien, Bertrand. Celui-là est très grand : c’est le mien ».

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