La première étape: travail actif avancé ou de transition

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Troisième phase: travail actif avancé ou de transition

La transition est la phase la plus épuisante et la plus exigeante du travail. L’intensité des contractions s’accentue soudainement. Elles deviennent très fortes, à intervalle de 2 à 3 minutes et durent de 60 à 90 secondes — avec des sommets très intenses qui se maintiennent pendant la quasi-totalité de la contraction.

Certaines femmes, en particulier celles qui ont déjà accouché avant, constatent plusieurs sommets. Il est possible que vous sentiez que la contraction ne disparaît pas complètement et que vous ne puissiez plus vous détendre entre deux contractions. Les trois derniers centimètres de dilatation, pour atteindre 10 centimètres, se feront probablement en très peu de temps: en moyenne de 15 minutes à une heure.

Ce que vous pouvez ressentir ou observer. Pendant la transition, il est possible que vous sentiez une forte pression dans le bas du dos ou sur le périnée. Une pression sur le rectum, avec ou sans envie de pousser ou d’aller à la selle, peut vous faire grogner involontairement. Votre température peut être irrégulière. Vous pouvez, soit avoir chaud et transpirer, soit avoir froid et trembler, ou passer de l’un à l’autre. Vos pertes vaginales augmenteront à mesure que les vaisseaux capillaires de votre col se déchireront ; vos jambes peuvent souffrir de crampes et être gelées et vous pouvez trembler sans parvenir à vous contrôler. Vous pouvez avoir des nausées ou vomir; et il est possible que vous vous endormiez entre les contractions. Et, ce qui est peu surprenant, vous vous sentirez probablement épuisée.

Émotionnellement, vous vous sentirez peut-être vulnérable et atterrée, comme si vous étiez à bout de forces. En plus de la frustration de ne pas être encore en mesure de pousser, il est possible que vous soyez irritable, désorientée, découragée, fatiguée et que vous ayez des difficultés à vous détendre et à vous concentrer (cela vous paraîtra même impossible).

Ce que vous pouvez faire.

– Tenez bon. À la fin de cette étape, votre col sera complètement dilaté, et ce sera le moment de pousser pour expulser votre bébé.

– Au lieu de penser au travail qu’il reste à faire, pensez à ce qui est déjà accompli.

– Plutôt que de pousser, si vous en avez envie, haletez ou soufflez, à moins qu’on ne vous indique le contraire. Pousser contre un col qui n’est pas complètement dilaté peut le faire enfler et retarder ainsi l’accouchement.

– Si vous les trouvez efficaces, utilisez les techniques de respiration que vous avez apprises (ou demandez à la sage-femme de vous en suggérer) et adaptez-les à l’intensité de vos contractions.

– Essayez de vous détendre entre vos contractions (si vous trouvez que c’est humainement possible) avec des respirations lentes et rythmées de la poitrine.

Ce que peut faire votre mari.

– Continuez à la réconforter et à la supporter, mais ne vous sentez pas blessé si votre femme semble ne pas se rendre compte de votre présence. Il est normal que son énergie soit concentrée ailleurs.

Ce que fera le personnel médical.

– Il continuera à vous réconforter et à vous aider.

– On continuera à enregistrer votre état et celui du bébé.

– La sage-femme vérifiera la durée et l’intensité de vos contractions, et le progrès effectué.

– L’anesthésiste, si ce n’est pas déjà fait, pratiquera l’anesthésie si c’est prévu ou nécessaire.

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