Le polisson

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Certains enfants sont rarement sages ; il y en a d’autres qui désobéissent du matin au soir. Il est nécessaire de saisir la nuance qui existe entre les deux défauts, ceux-ci devant être traités de façons différentes.

A mon sens, un polisson est un enfant qui n’a pas atteint le développement intellectuel qu’il devrait avoir à un âge donné, qui sait comment il devrait se conduire mais ne parvient pas à se contrôler. Un désobéissant, par contre, bien qu’étant d’âge mental normal, transgresse sciemment les règles établies.
Le polisson est un étourdi qui oublie les remontrances. Vous le grondez parce qu’il fait une sottise ; une heure plus tard, il récidive, tout étonné de se retrouver si vite en infraction. Cela tient aussi à ce qu’il se laisse absorber par ses activités à un tel point qu’il perd la notion du bien et du mal. Cet enfant a besoin plus que d’autres qu’on lui répète cent fois la même chose, avec application. En général, le polisson connaît le repentir. A cause de cela, à mon avis, on devrait le comprendre et lui manifester beaucoup de sympathie. Par moments, tout de même, il se livre à de tel excès qu’il mérite d’être puni. Privez-le de gâteries et de petits plaisirs, que vous rétablirez dès qu’il aura atteint le but fixé mais surtout ne le frappez jamais.

Cet enfant ne s’améliorera pas en un jour. Armez-vous de patience et ne vous fâchez pas trop. Son attitude est plus irritante que franchement inquiétante. Certaines de ses frasques peuvent même porter à sourire.
La désobéissance consciente et organisée est toute différente. Elle ne suscite pas la moindre indulgence. Du reste, un enfant foncièrement désobéissant n’exprime pas de regrets. Si vous vous mettez à le gronder sans cesse et à multiplier les interdictions, vous allez vous faire une vie impossible. Gardez-vous d’une telle attitude. Quel écho trouvera votre indignation ? L’enfant manque de moyens et il répondra à la rudesse par la rudesse. Les châtiments corporels feront naître en lui des sentiments violents et l’inciteront à la brutalité.

Sans vous dissimuler les difficultés de l’entreprise, envisagez un programme positif d’actions et de conversations. Essayez de lui expliquer pourquoi il devrait obéir ; montrez-lui que sa façon de faire est aussi dangereuse qu’asociale et définissez des lignes de conduite. Ne sévissez pas, mais récompensez les efforts. C’est une bonne recette. Ne « braquez » pas votre enfant ; il n’a que vous. Qu’il sache que vous l’aimez.

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