Les biberons complémentaires

calma_baby_key_c_1

Nous avons tous entendu parler de femmes qui n’avaient pas suffisamment de lait pour nourrir leur bébé, et, même si cette crainte n’est jamais fondée – pur produit du seul subconscient -, en cas de problèmes en début d’allaitement, beaucoup utilisent cette excuse pour cesser d’alimenter leur bébé au sein. Ne tombez pas dans ce piège, même si une sage-femme vous en parle, et à plus forte raison s’il s’agit de vos amis ou de vos parents.

Chaque femme possède les moyens et la capacité de nourrir son enfant. Les seins réagissent à la demande de lait en en produisant davantage, et, si votre bébé n’utilise pas tout le liquide dans un premier temps, essayez d’exprimer le surplus de manière à maintenir la stimulation et, donc, la production.

Quand votre bébé aura un peu grandi, s’il se met à pleurer, on vous dira qu’il a faim. Si vous venez de le nourrir, il est possible qu’il ait simplement soif. Cela arrive naturellement dès que l’on commence la nourriture mixte, qui doit être diluée. Dans un premier temps, essayez de faire boire au bébé 15 millilitres d’eau plate bouillie, pour le désaltérer.

Chaque jeune maman s’inquiète de son aptitude à nourrir son bébé et est parfois tentée de recourir à des biberons complémentaires. La mère anxieuse est rassurée par le biberon, qui lui permet de voir immédiatement la quantité de lait absorbée, ce qui n’est pas le cas avec l’allaitement. Essayez cependant de rester logique et rationnelle, et, surtout, de garder confiance en votre capacité de satisfaire votre bébé. N’oubliez pas que ce dernier prend 90 pour cent de sa nourriture lors des deux ou trois premières minutes passées sur chaque sein. Par conséquent, même s’il semble se lasser assez vite, au bout de cinq minutes, il a presque certainement pris sa ration nécessaire.

Cependant même si vous êtes une adepte de la tétée à la demande, vous devrez parfois recourir à des biberons complémentaires; par exemple, si un sein est douloureux ou en cas d’obstruction d’un canal. Il faut alors nourrir d’abord le bébé à l’autre sein, pour le rassasier partiellement, puis passer au biberon. Les biberons complémentaires se révéleront également nécessaires si le bébé risque de ne pas être suffisamment nourri, mais cette éventualité est peu probable s’il tète à la demande.

Veillez à toujours stériliser biberons et accessoires et respectez les dosages de lait maternisé; les quantités à utiliser doivent être précisées sur l’emballage et varient selon le poids du bébé.

Les biberons complémentaires entraînent certains inconvénients. Les bébés habitués au sein ont généralement tendance à repousser les tétines de caoutchouc. Dans ce cas, il est malheureusement impossible de savoir si c’est la tétine que le bébé rejette, ou s’il n’a pas faim. Mais, en persistant, il s’habituera aux biberons, surtout quand il aura faim, et vous découvrirez peut-être alors qu’il ne veut plus revenir au sein.

Commentaires

Commentaires

Time executed 0 seconds
  • Les biberons complémentaires | Guide de Nourrison