Les crises de rage

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Si vous vous trouvez à la maison, le meilleur moyen de procéder devant une grosse crise de rage, c’est de l’ignorer, surtout si, par chance, l’enfant est seul avec vous. Vous pouvez essayer de distraire son attention en lui disant quelques mots inhabituels ou amusants, en allumant et éteignant la lumière ou bien encore en claquant bruyamment la porte à plusieurs reprises.

Toutefois, quand il grandira, les crises pourront éclater en public et les moyens d’y faire face seront limités. Ces manifestations naissent souvent d’un sentiment de frustration qui s’extériorise violemment: l’enfant est empêché de faire ce qu’il veut, ou encore, son esprit, une fois de plus, anticipe sur ses possibilités physiques, ou, tout simplement, il éprouve le besoin d’« éclater » que connaissent un grand nombre d’adultes.

– Restez calme. Conduisez-le dans la rue, ramenez-le à la voiture, sortez du salon de l’hôtel où vous séjournez et emmenez-le dans les jardins. Moins il y aura de monde autour de vous, mieux vous parviendrez à le calmer.

– Ne manquez jamais, lorsque la crise de colère est passée, de parler doucement à votre enfant afin de lui prouver que vous ne lui en voulez nullement de s’être emporté et que vous comprenez qu’il a extériorisé, sans plus, une exaspération qui lui était devenue insupportable. S’il se domine rapidement, vous pouvez même le féliciter d’avoir recouvré son calme dans de bonnes conditions.

– Prévenez d’éventuelles explosions de colère ou manifestations d’agressivité en faisant pratiquer régulièrement à votre enfant des activités de plein air exigeant une grande dépense physique. La saine fatigue causée par une promenade à bicyclette ou des parties de patins ou de planche à roulettes est une incomparable pacificatrice. Les jeux collectifs violents suppriment le besoin irrépressible qu’a l’enfant d’extérioriser sa nervosité.

– Criez aussi fort que lui pour commencer, s’il se défoule en vociférant; puis baissez progressivement le ton, il en fera autant et vous finirez par éclater de rire.

– Donnez-lui du papier et des crayons et demandez-lui de représenter figurativement ce qu’il ressent.

– Dites à votre enfant qu’il existe des instruments de musique qui calment les nerfs: le tambour que l’on bat et le xylophone que l’on frappe. On peut également chanter à tue-tête une marche très scandée.

– Parlez-lui de la colère. Dites-lui qu’elle n’a rien d’anormal, qu’elle sert de soupape et qu’elle définit des limites. Vous vous mettez en colère contre lui quand il dépasse les bornes et il s’en rend compte. Alors… réfléchissez. Pourquoi se met-il en colère contre vous, lui ?

– Essayez de déterminer, avec lui, les causes de sa colère. Allez jusqu’au fond de la question; vous pourrez amener la conversation sur le terrain de la tolérance, de l’amour, de la gentillesse, de la générosité, de l’intérêt qu’il faut porter aux autres. Si vous pensez que sa colère était justifiée par des événements, dites-le-lui et montrez-lui qu’à sa place, vous auriez réagi de façon moins blessante et moins destructrice.

– Montrez-lui que la colère peut s’exprimer par des mots et non pas nécessairement par la violence et le penchant destructeur. Dites-lui que vous préférez les cris furieux aux coups de poing, aux coups de pied et à la mise en pièces de ce qui peut tomber sous la main.

SI L’ENFANT SUFFOQUE…

Un enfant déjà grand peut chercher à simuler la suffocation et on voit son visage bleuir. Dans ce cas:

– Éventez-lui doucement le visage.

– Aspergez-le avec un peu d’eau froide ou posez-lui une compresse humide sur le visage.

– Pincez-lui doucement les narines pendant une seconde ou deux.

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