Les enfants uniques

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Bien que les enfants uniques tirent un immense profit de l’affection sans éclipse qui leur est prodiguée et grandissent dans l’ombre de leurs parents, presque tous avouent avoir regretté, à un certain moment de leur vie, de n’avoir ni frères ni sœurs. Le manque suscite rarement des difficultés, mais pour neutraliser d’éventuels ennuis, vous feriez bien de mettre votre enfant en contact avec d’autres petits du même âge. Quand il aura dix-huit mois ou deux ans, efforcez-vous de lui trouver des petits camarades que vous inviterez chez vous.

Surtout, ne cédez pas à la facilité : ne le gâtez pas, ne lui donnez pas la possibilité de concevoir un sentiment exagéré de son importance. Refrénez votre désir de lui offrir tout ce qu’il demande et de lui consacrer toute votre attention. Il est primordial qu’il comprenne, comme le font ceux qui ont des frères et des sœurs, qu’il est impossible à sa famille de satisfaire tous ses caprices et de faire de lui le centre de toutes les préoccupations.

Ne cédez pas à la tentation de le considérer comme votre bien propre et de le surprotéger. Cela serait aussi néfaste pour lui que pour vous : pour lui, parce qu’il manquerait d’indépendance, de curiosité et d’esprit d’initiative ; pour vous, parce que vous vous sentiriez lésée lorsqu’il aurait moins besoin de vous. Faites-lui connaître la discipline afin qu’il sache s’intégrer à ce qui l’entoure.

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