Lorsqu’on détecte une déficience fœtale grave

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Voici le cauchemar que redoutent tous ceux et celles qui subissent un diagnostic prénatal: on leur annonce que quelque chose va très mal, si mal qu’il faut même envisager d’interrompre la grossesse. Il est rare qu’un tel cauchemar devienne réalité, mais cela ne console en rien les couples qui entendent ce redoutable verdict.

Avant d’envisager sérieusement l’interruption de grossesse, vérifiez que le diagnostic est exact et que toutes les autres possibilités sont à écarter. Demandez l’opinion d’un conseiller en génétique ou d’un obstétricien très spécialisé.

Si vous devez vraiment interrompre votre grossesse, il vous semblera sans doute difficile de trouver du réconfort. Les amis et les connaissances les mieux intentionnés peuvent ne pas comprendre ce qui vous arrive et réduire l’importance de ce qui représente pour vous un drame. Leurs commentaires du genre « C’est mieux ainsi » ou « Ça va passer » ne vous consoleront pas. L’aide professionnelle de votre médecin ou d’un conseiller en génétique vous sera sans doute plus utile pour vivre cette situation. Il ne sera pas facile de l’accepter. Avant d’atteindre la sérénité, vous devrez sans doute traverser différentes étapes: vous nierez la réalité, vous ressentirez de la colère, vous voudrez négocier avec cette réalité, puis vous serez déprimée.

Souvent, les couples qui apprennent de pareilles nouvelles ajoutent inutilement à leur chagrin, déjà grand, un sentiment de culpabilité. Vous devez admettre que les anomalies obstétricales relèvent du hasard dans la plupart des cas. Vous n’auriez jamais blessé votre bébé sciemment et si vous l’avez fait involontairement, vous n’avez pas à vous le reprocher.

Si vous décidez d’interrompre votre grossesse, mais que cette décision vous bouleverse, rappelez-vous que sans ce diagnostic prénatal, vous auriez porté et appris à aimer ce bébé pendant neuf mois pour le perdre peu de temps après sa naissance. Vous auriez aussi pu mettre au monde un enfant handicapé qui aurait passé toute sa vie sans l’espoir de vivre un jour normalement…

Vous pouvez faire un autre bébé qui sera en bonne santé. Ce qui ne vous empêche pas bien sûr de pleurer la perte de celui-ci.

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