Retard de croissance intra-utérin

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Quelquefois, quand l’environnement intra-utérin n’est pas idéal — en raison de maladies chez la mère, de son style de vie, d’un placenta défectueux ou d’autres facteurs — la croissance du fœtus ne s’effectue pas aussi rapidement qu’elle le devrait.

Sans intervention, le bébé naît, prématurément ou à terme, mais petit pour le stade de la gestation. Quand on peut détecter ce retard, comme cela se produit souvent quand la mère est bien suivie, il est possible d’éviter le problème.

Ce phénomène est un peu plus fréquent chez les femmes de moins de 17 ans ou de plus de 38 ans.

Symptômes et signes. Un ventre petit pendant la grossesse ne signifie pas nécessairement un bébé sous-développé; de même, on ne peut déduire qu’un bébé sera gros parce que le ventre est gros. Dans la plupart des cas, il n’existe aucun signe qui permette â la mère de prévoir un retard dans la croissance de son bébé. Seul le médecin pourra, après avoir mesuré l’abdomen, déduire que le fœtus est petit. Il confirmera ou infirmera son diagnostic grâce à une échographie et à une étude vélocimétrique des vaisseaux utérins.

Traitement. Il est parfois facile d’identifier les facteurs qui empêchent un bébé de se développer normalement dans l’utérus ; une fois déterminés, on peut les modifier ou les éliminer. Voici quelques-uns de ces facteurs : des soins prénatals inadéquats (on réduira considérablement le danger en choisissant le plus tôt possible un médecin qu’on consultera régulièrement); une sous-alimentation; le tabagisme (plus tôt une mère arrête de fumer, mieux c’est) ; l’abus d’alcool ou d’autres substances toxiques.

Parmi les facteurs maternels qui contribuent à une croissance déficiente du fœtus, certains sont impossibles à éliminer, mais on peut minimiser leurs effets. C’est le cas des maladies chroniques (diabète, hypertension, maladies pulmonaires ou rénales), des maladies liées à la grossesse (anémie, toxémie) et d’autres maladies aiguës indépendantes de la grossesse (infections urinaires).

Pour qu’une intervention soit efficace, d’autres facteurs de risques doivent être éliminés avant la grossesse par exemple: un poids insuffisant chez la mère (il sera bon alors qu’elle grossisse un peu et qu’elle améliore son alimentation avant la conception); un trop court laps de temps entre deux grossesses (il est difficile de fournir des conditions idéales à un fœtus si la dernière grossesse remonte à moins de six mois mais si votre grossesse est déjà entamée dans ces conditions, une excellente alimentation, beaucoup de repos, et un bon suivi médical aideront grandement à améliorer les apports placentaires); une malformation de l’utérus ou d’autres problèmes touchant les organes génitaux ou l’appareil urinaire (la chirurgie ou d’autres thérapies y remédient); enfin, le fait que la mère soit exposée à un environnement ou à des substances toxiques, y compris à des dangers liés au travail.

Parmi les facteurs qui ne favorisent pas une croissance normale du fœtus, certains sont difficiles, sinon impossibles à changer, tels ceux qui suivent: avoir été exposée au DES avant la naissance; avoir déjà donné naissance à un enfant de faible poids ou souffrant d’une anomalie de naissance ; vivre une grossesse multiple ; avoir des saignements au cours du 1er ou du 2e trimestre; souffrir de problèmes de placenta (comme un placenta prævia), de nausées et de vomissements très sévères persistant après le 3e mois ; voir un taux d’hémoglobine anormal ou une rupture prématurée de la poche des eaux. Si vous-même étiez petite à la naissance, vous risquez plus d’avoir un petit bébé. Mais dans presque tous les cas, vous pouvez réduire les problèmes de croissance de votre bébé grâce à l’élimination de tout autre facteur de risque.

La plupart des bébés qui viennent au monde tôt sont petits (quoiqu’ils puissent très bien être d’un poids normal pour leur stade de gestation et ne pas nécessairement souffrir d’un retard de croissance); on peut diminuer le risque d’avoir un bébé chétif en évitant les facteurs qui mènent à un travail prématuré et en stoppant celui-ci dès qu’il se déclare ou qu’on le pressent.

De récentes recherches ont mis en évidence plusieurs autres facteurs pouvant contribuer à la naissance d’un bébé trop petit. Il comprennent le stress (physique, y compris la fatigue, et peut-être aussi le stress psychologique); une trop faible augmentation de volume du plasma sanguin maternel, voire une carence en progestérone pour certains.

Quand les mesures préventives échouent et qu’on constate un retard de croissance, les soins pour enrayer le problème varient selon la cause soupçonnée. Parfois, on préconise un repos alité en milieu obstétrical surtout si l’environnement familial n’est pas idéal ; une meilleure alimentation, en mettant l’accent sur les protéines, les calories et le fer et une alimentation intraveineuse si besoin est ; un traitement pour améliorer le flux sanguin dans le placenta ou pour corriger un problème responsable de la déficience ; et, finalement, un accouchement rapide si l’environnement intra-utérin est insuffisant et ne peut être amélioré.

Même quand la prévention et les traitements sont infructueux et que le bébé naît plus petit que la normale, ses chances de survivre et d’être en excellente santé sont de plus en plus grandes grâce aux progrès de la médecine. Et souvent les enfants de faible poids rattrapent par la suite la croissance et le développement des enfants de leur âge.

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