Sclérose en plaques

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«Il y a plusieurs années, on a diagnostiqué chez moi une sclérose en plaques. Je n’ai eu que deux crises, relativement bénignes. Est-ce que cette maladie affectera ma grossesse ? Et ma grossesse affectera-t-elle ma maladie ?»

La plupart des scléroses n’ont pas beaucoup d’effets sur la grossesse, si tant est qu’elles en aient. Toutefois, il est recommandé dans votre cas de bénéficier de soins prénatals précoces et suivis, et de voir régulièrement un neurologue. On vous prescrira probablement des compléments en fer pour prévenir l’anémie et, si nécessaire, on vous suggérera des émollients doux pour combattre la constipation. Les infections urinaires sont plus fréquentes pendant la grossesse; pour cette raison, on vous prescrira peut-être préventivement des antibiotiques si vous avez déjà souffert de ce type d’infection. La sclérose en plaques n’a pas d’effets particuliers sur le travail et sur l’accouchement. Une anesthésie par péridurale ne semble pas non plus comporter de dangers particuliers.

Réciproquement la grossesse ne semble pas avoir d’effet sur l’évolution de la sclérose en plaques. En fait la plupart des femmes affectées par cette maladie trouvent même que leur état se stabilise pendant cette période. Cependant celles qui avaient déjà des difficultés à marcher avant leur grossesse rencontreront peut-être des difficultés grandissantes pendant les derniers mois, en raison de leur prise de poids. La cortisone peut être recommandée dans certains cas; ce médicament sera pris en faibles doses ou en doses plus fortes, selon les circonstances. On le considère comme sans danger; d’autres médicaments utilisés dans le traitement de la sclérose sont moins sûrs. Avant de prendre quelque médicament que ce soit, assurez-vous que votre médecin a vérifié qu’il était inoffensif pendant la grossesse.

Si les risques de rechute ne semblent pas augmenter pendant la grossesse, cela arrive cependant pendant les six mois qui suivent l’accouchement. Mais cela n’est pas aussi grave qu’on l’a cru tout d’abord: en effet, le taux de rechute après la naissance correspond à la fréquence des rechutes sur l’ensemble de votre vie et l’ampleur finale de votre invalidité n’en sera pas aggravée. Voici quelques conseils qui vous permettront de réduire le risque de rechutes postnatales: prenez vos compléments en fer selon les prescriptions, essayez de réduire le plus possible les causes de stress, reposez-vous suffisamment, évitez les infections et les hausses de température trop marquées (par exemple en faisant de l’exercice ou en prenant un bain trop chaud). Si vous reprenez très rapidement votre emploi après l’accouchement, vous vous sentirez peut-être tendue ou fatiguée; discutez de ces problèmes avec votre médecin avant de prendre une telle décision.

Vous pouvez allaiter, même s’il vous arrive de prendre des stéroïdes; si vous n’en absorbez qu’en faibles doses, seule une infime quantité de cette substance passera dans le lait maternel. Mais s’il vous arrivait, pendant une courte période, d’en prendre de fortes doses, vous pourriez peut-être (mais demandez l’accord de votre médecin) tirer votre lait à l’aide d’un tire-lait et vous en débarrasser en attendant qu’il cesse de contenir cette substance chimique; pendant ce temps, vous n’auriez qu’à donner à votre bébé du lait en poudre ou votre propre lait préalablement mis de côté à cette fin. Si l’allaitement vous angoisse, envisagez la possibilité de passer aux biberons, en partie ou totalement, et ne vous sentez pas coupable.

La plupart des femmes souffrant de sclérose en plaques réussissent à rester actives pendant 25 ans et plus après qu’on ait diagnostiqué leur maladie; de plus, elles sont capables de s’acquitter avec succès des soins à donner quotidiennement à leurs enfants.

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