Se remettre d’une césarienne

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«Quelle différence y aurait-il entre ma convalescence et celle d’une femme qui a accouché par voies naturelles ?»

La convalescence après une césarienne est semblable à celle d’une intervention chirurgicale abdominale. Mais il y a une agréable différence: au lieu de perdre une vésicule biliaire ou un appendice, vous avez mis au monde un bébé en bonne santé.

Il existe une autre différence, évidemment un peu moins agréable : vous devez vous remettre non seulement d’un acte chirurgical, mais aussi d’un accouchement. À part un périnée intact, vous aurez les mêmes malaises que toute autre accouchée: douleurs postnatales, lochies, engorgement des seins, fatigue, changements hormonaux, chute de cheveux, excès de transpiration et déprime.

En ce qui concerne le rétablissement après l’opération, il faut vous attendre à ce qui suit dans la salle de réveil:

Surveillance attentive jusqu’à ce que toute trace d’anesthésie disparaisse. On vous gardera en observation dans la salle de réveil jusqu’à ce que l’anesthésie ne fasse plus d’effet, à moins que vous ne soyez sous péridurale. Plus tard vous vous souviendrez à peine, si ce n’est pas du tout, de ce moment. Puisque chaque personne réagit différemment aux médicaments qui eux-mêmes sont très différents les uns des autres, votre clarté d’esprit et votre vivacité reviendront habituellement en quelques heures. Si vous vous sentez désorientée ou si vous souffrez de cauchemars et d’hallucinations à votre réveil, votre mari ou une infirmière compréhensive peut vous aider à revenir rapidement à la réalité. Vous resterez également en salle de réveil dans le cas d’une péridurale mais moins longtemps toutefois. L’effet de cette technique prend plus de temps à s’atténuer: le dégourdissement se produit habituellement à partir des orteils, en remontant. On vous encouragera à bouger vos orteils et vos pieds le plus tôt possible. Il se peut qu’on permette à votre mari de vous rendre visite avec le bébé dans la salle de réveil.

Douleur de l’incision. Une fois l’effet de l’anesthésie dissipé, votre cicatrice sera douloureuse. Mais l’intensité des douleurs dépendra de plusieurs facteurs, incluant votre propre capacité de tolérance et le nombre de césariennes que vous avez déjà subies (la première étant souvent la plus pénible). Le médecin vous donnera probablement des calmants au besoin, ce qui peut rendre l’esprit confus et nébuleux tout en permettant de récupérer par le sommeil. Ne vous tracassez pas si vous allaitez, car seule une dose infime de médicament pénétrera dans votre colostrum; et au moment de la montée de lait, vous n’aurez sans doute plus besoin de calmants.

Apparition possible de nausées. Les nausées ne se produisent pas toujours, mais si c’est le cas, on vous fera sans doute prendre une préparation antiémétique pour empêcher les vomissements. Si vous êtes sujette aux nausées, demandez à votre médecin de vous prescrire ce traitement avant même de commencer à avoir mal au cœur.

Des exercices pour respirer et tousser. De tels exercices aident à débarrasser votre système de l’anesthésique, ainsi qu’à dilater vos poumons et à les garder dégagés afin d’éviter une complication comme la pneumonie. Ils peuvent occasionner des désagréments et même des douleurs, en particulier s’ils sont bien faits. Mais vous pourrez atténuer ce problème en appuyant un oreiller sur votre incision.

Évaluation de votre état à intervalles réguliers. Une infirmière prendra votre température, votre tension artérielle, votre pouls et vérifiera votre respiration, votre débit urinaire, vos pertes vaginales, le pansement sur votre incision, la fermeté et le niveau de votre utérus (quand il reprend sa taille et redescend dans le bassin) et aussi, s’il y a lieu, votre perfusion et votre sonde urinaire.

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