alimentação-gravidez

« Le résultat de mon test de toxoplasmose s’est révélé positif. Le médecin m’a dit qu’il était possible que je doive me faire avorter et j’en suis désespérée. »

Une infection ancienne de toxoplasmose est assez fréquente. Le parasite qui cause la maladie, le toxoplasme (Toxoplasma gondii), est transmis aux humains par les matières fécales des chats et par la viande, notamment celle de mouton. Ses effets chez les adultes sont tellement bénins que ses symptômes (une légère éruption, quelques douleurs, des ganglions et une faible fièvre) passent souvent inaperçus. Mais alors que la femme contaminée pendant sa grossesse ne court aucun risque, son fœtus peut souffrir de maladies graves, de malformations ou même en mourir. Néanmoins, avant que vous ne pensiez à mettre fin à votre grossesse, votre médecin vous fera certainement subir d’autres tests pour savoir si l’infection est active. Les experts recommandent une nouvelle analyse sanguine en réitérant, parallèlement, le test sur le premier échantillon. Si l’on découvre une augmentation des protozoaires depuis le premier test et une présence accrue d’anticorps IgM (immunoglobuline dont la présence momentanée traduit l’atteinte récente de la maladie), l’infection est probablement active. Mais dans 95% des cas, les tests suivants se révèlent négatifs.

Dans les rares cas où l’infection chez la mère est avérée, les futurs parents doivent examiner les faits, en discuter avec leur médecin, et, si possible, consulter un spécialiste du problème. Les risques d’infection du fœtus existent dès l’Ier trimestre et les dommages sont élevés. Pendant le 2e trimestre la possibilité d’infection est un peu plus forte, mais les risques de dommages sont légèrement moindres. Pendant le dernier trimestre le bébé est plus enclin à être contaminé, mais les risques de dommages sérieux sont très faibles.

Actuellement, outre une surveillance échographique régulière, on peut prélever, en centre spécialisé, un échantillon de liquide amniotique et de sang fœtal pour vérifier l’atteinte de l’enfant. Environ 50 à 70 % des femmes sont déjà immunisées avant la conception (le taux est plus élevé pour les femmes qui mangent de la viande crue ou saignante ou qui ont des chats chez elles) et ne risquent donc pas de transmettre l’infection au fœtus. Celles qui ne sont pas immunisées peuvent prévenir l’infection comme suit :

  • Évitez les chats de votre entourage et les chats errants. Faites examiner vos chats pour savoir s’ils ont une infection active. Si c’est le cas, demandez à des amis de s’en occuper pour au moins six semaines — le temps de l’infection. Protégez ceux qui ne sont pas atteints en ne leur donnant pas de viande crue à manger et en ne leur permettant pas d’errer dehors, de chasser les souris et les oiseaux, ou de fraterniser avec d’autres chats. Faites vider la litière par quelqu’un d’autre.
  • Ne jardinez pas dans la terre ou ne laissez pas les enfants jouer dans le sable où les chats ont pu faire leurs besoins. Lavez soigneusement les légumes et les fruits, pelez-les ou faites-les cuire.
  • Ne mangez pas de viande crue ou saignante. Veillez à ce qu’elle soit bien cuite chez vous comme au restaurant.

Enfin, sachez qu’il existe des traitements actifs contre cette maladie.

Commentaires

Commentaires

Time executed 0 seconds
  • Toxoplasmose | Guide de Nourrison