Travail et accouchement

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«Je commence à m’inquiéter à l’idée du travail et de l’accouchement. Je voudrais tellement réussir…»

Les cours de préparation à l’accouchement ont probablement autant progressé que la médecine et amélioré les connaissances des femmes au moment du travail. Cependant, en créant le mythe du travail et de l’accouchement parfaits, ils exercent une pression sur les futurs parents, les poussant à réaliser une expérience idéale (un peu comme la révolution sexuelle a rendu les orgasmes obligatoires). La naissance devient ainsi l’examen final pour les parents « préparés » qui se font forts d’atteindre la perfection. Il n’est donc pas surprenant que certains craignent d’échouer, et le cas échéant, non seulement culpabilisent mais dénigrent leur médecin, leur sage-femme ou leur instructeur de cours prénatals.

Pourtant l’accouchement n’est pas un examen à passer brillamment. Il n’existe pas une seule vraie façon d’en faire l’expérience. Même si vous oubliez, sous le coup de l’émotion, tout ce que vous êtes «supposée » faire, cela ne changera pas le résultat de l’accouchement.

Retenez le maximum de vos cours de préparation à l’accouchement et de vos lectures, mais ne devenez pas obsédée par « l’accouchement sans douleur » au point d’en oublier que l’accouchement est un processus naturel que des générations entières ont traversé avec succès pendant des centaines d’années avant la naissance de l’obstétrique, qui elle, se doit de veiller à ce que ce phénomène naturel reste normal.

«J’ai peur de me laisser aller à certains comportements embarrassants pendant le travail.»

L’idée que vous puissiez crier, pleurer ou vider involontairement votre vessie ou vos intestins peut vous sembler embarrassante maintenant. Toutefois, la dernière chose que vous penserez à éviter pendant le travail, ce sera la honte. Rien de ce que vous ferez ou direz ne peut choquer votre médecin, qui, sans aucun doute, a déjà tout vu et tout entendu. L’important c’est d’être vous-même et de faire tout ce qui vous soulage. Si, d’ordinaire vous êtes une personne extravertie, n’essayez pas de contenir vos lamentations ; inversement, si vous êtes habituellement réservée et que vous préférez gémir dans votre oreiller, ne vous sentez pas dans l’obligation de crier plus fort que votre voisine. D’autre part, il vous est toujours possible, au cours de la toute première phase du travail (à la maison), de recourir à l’usage d’un laxatif.

«Je redoute de perdre le contrôle pendant l’accouchement.»

Pour la génération des prends-ta-vie-en-main, l’idée d’abandonner le contrôle du travail et de l’accouchement à une équipe médicale peut être un peu déconcertante. Bien sûr, vous voulez que votre médecin et les infirmières s’occupent le mieux possible de vous et de votre bébé. Mais vous aimeriez quand même garder un minimum de contrôle. Et vous le pouvez, en faisant dès maintenant des exercices de préparation à la naissance, en vous mettant au courant de la marche à suivre, et en ayant de bonnes relations avec votre praticien.

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