Urticaire

figure2

Urticaire est un mot que l’on emploie parfois abusivement pour qualifier toute réaction allergique de la peau. La plupart des enfants sont sujets aux poussées d’urticaire, mais cette hypersensibilité s’atténue progressivement au fil des années. On différencie aisément l’urticaire de toutes autres rougeurs ou érythème ou éruptions accompagnant les fièvres infectieuses, par le simple fait que l’urticaire est la seule affection cutanée qui disparaisse dans les minutes qui suivent son apparition.
La poussée d’urticaire, qui provoque de vives démangeaisons, fait souvent croire que l’enfant a été piqué par des orties ; elle peut aussi se présenter sous la forme de grande taches rouges aux bords gonflés.

Elle peut entraîner une boursouflure des paupières, des lèvres, et même de la langue. Si ce dernier cas se présente, il faut voir un médecin de toute urgence. Il arrive fréquemment que l’absorption d’aspirine déclenche une poussée d’urticaire particulièrement spectaculaire avec apparitions de rougeurs, enflure de la face et gonflement des paupières ainsi que de la bouche.

Que faire ?

Vous soulagerez l’enfant de ses démangeaisons en badigeonnant les élevures de l’urticaire avec une solution calmante. L’urticaire ne demande un traitement que si les poussées se répètent fréquemment. Dans ce cas, votre médecin ne manquera pas de vous conseiller de consulter un dermatologue qui étudiera le mal et cherchera à en déterminer la cause.

Il existe une forme d’urticaire, dit urticaire papuleux, qui est provoqué par des piqûres de puces, notamment par les puces des chats (il y a différents genres de puces). Je me souviens du cas d’un malheureux gamin qu’on nous amenait, couvert d’élevures, au service des consultations externes, chaque mois, pour ainsi dire à date fixe. Renseignements pris, on finit par découvrir que les « crises » se produisaient invariablement à la suite de la visite mensuelle qu’il faisait à sa grand-mère. Des investigations plus poussées permirent d’établir que la grand-mère était propriétaire d’un chat, lequel était lui-même propriétaire d’une imposante colonie de puces. Le remède souverain, en pareil cas, consiste, non pas à se débarrasser du chat, mais à délivrer ce dernier de ses puces. C’est ce qui fut naturellement conseillé à la famille de l’enfant, dont l’« allergie » céda comme par enchantement. Il n’y eut aucune rechute…

Commentaires

Commentaires

Time executed 0 seconds
  • Urticaire | Guide de Nourrison