Vous n’aimez pas votre enfant

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Beaucoup de mamans croient que l’amour maternel jaillit en même temps que l’enfant vient au monde. Lorsqu’au bout de deux ou trois jours des mères s’aperçoivent que leur enfant ne leur inspire rien qui s’apparente à l’amour, elles sont profondément atteintes. Elles sont attendries par ces petites créatures, elles veulent les protéger mais ne se sentent pas entraînées vers elles par un irrésistible courant. C’est un phénomène plus fréquent qu’on ne pourrait le penser. Si cela vous arrivait, attendez une ou deux semaines ; jusque-là, profitez votre bébé, physiquement : sentez comme sa peau s’accorde à merveille avec la vôtre, respirez le parfum de son cou, voyez comme sa petite main se referme sur votre doigt.

Parfois, cependant, l’amour maternel n’éclôt jamais et, pour quelque raison, une mère découvre qu’elle éprouve de l’aversion pour son enfant, qu’elle a accumulé des rancunes contre lui et qu’il ne représente rien pour elle. Parfois, mère et enfant sont, comme le diraient les psychologues, mal appariés. L’un ne va pas avec l’autre. La société en a toujours fait retomber la faute sur la mère parce que, prétendument, celle-ci n’a pas su s’adapter aux besoins et à la personnalité de son enfant. Nous savons que c’est faux. Une femme peut fort bien posséder l’instinct maternel allié à un désir profond de dorloter son petit et de l’aimer ; il se peut qu’effectivement elle s’occupe de lui, le choie mais que, malgré sa volonté, elle se trouve incapable de l’aimer. On sait maintenant que la nature même de l’enfant peut en partie être la cause de ce drame et que la responsabilité de la mère s’en trouve amoindrie. Une telle situation exige l’assistance du médecin, aussi bien pour la mère que pour l’enfant.

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